10 pièces by Minikan les plus plébiscitées

Dans la vraie vie, quand on me demande ce que je fais et qui je suis, je réponds : « Je m’appelle Alyssa, j’ai 25 ans et je crée des vêtements. »

Pour aller plus loin, sur le blog cette semaine, j’avais envie de vous montrer les quelques créations que j’ai réalisées ces 2 dernières années ; à travers les 10 pièces qui ont été le plus plébiscitées, et qui me définiront encore mieux que cette petite description.

Car ces 10 pièces sont le fruit d’un acharnement, d’un entêtement et d’une détermination qui ne me quittent pas. Ces qualificatifs se sont illustrés à travers de nombreuses heures passées à coudre, de nuits blanches passées à imaginer des collections qui sauraient provoquer une émotion chez celui qui les regardent, des heures à observer les tissus, les matières et à travailler les patrons, la coupe. Et de nooombreuses autres heures à créer les visuels, qui retranscriraient parfaitement le mood des pièces créées.

Parfois, il est bon de se faire des minis bilans à soi-même, histoire de se rappeler ce qu’on a réaliser, et ce par quoi on est passé pour y parvenir. Pas seulement en début d’année, mais tout au long. Cette action, qui prend 1 à 3 heures à tout casser, permet de mieux visualiser le chemin que l’on veut prendre pour la suite. Et pourquoi on le prend surtout.

Les pièces que je réalise partent toujours d’un fabuleux tissu et s’appuie sur une coupe généralement assez simple, je dirai même basique ; le tissu étant véritablement « la pierre précieuse » du travail de couture. Ce sont des tissus que je vais chercher à Abidjan ou que ma mère me ramène quand elle à l’occasion d’y aller. Si vous me suivez un peu, vous savez que le créateur de tissus Woodin est mon préféré, c’est celui que j’ai choisi pour la collection SS17 N’zewba principalement. Et pour toutes les créations que je me suis fait faire quand j’étais petite. Les wax Binta de Côte d’Ivoire sont ceux que vous voyez portés par les modèles de la collection SS18 Héroïnes d’Afrique.

Quand j’y repense, lors d’un travail rendu au collège, ma professeure m’avait vivement conseillée d’aller toquer à la porte de la marque Woodin pour proposer mes dessins ; ci-dessous donc, je vous propose de les visualiser. Cela vous permettra peut-être de mieux assimiler ce pourquoi le choix du tissu idéal, symétrique, coloré et original, est vraiment au coeur du processus de création chez Minikan (désolée pour la qualité d’images, je les ai scannées en 5 minutes sur mon imprimante qui est entrain de rendre l’âme) :

Les motifs sont au coeur de ce qui m’animent

Enfin, voici les 10 pièces by Minikan les plus plébiscitées sur la boutique :

1- La robe Baouli

SS17 N’ZEWBA // L’élégante Baouli, elle enchante les cérémonies et les mariages.

2 – La robe Bella Bellow

SS18 Héroïnes d’Afrique // Ample et tellement facile à enfiler ; avec des motifs originaux, classes et traditionnels.

3 – Le top N’zo

SS17 N’ZEWBA // Un ravissant petit top qui dévoile la silouhette, pour les chaudes journées d’été. 🌸☀️

4 – La chemise Mantatisi

5 – Le top Betty Shabbaz

SS18 Héroïnes d’Afrique // Le top Betty Shabbaz ; simple et évasé, les motifs parlent d’eux-même, avec un jean bien ajusté, vous donne autant de caractère que la femme de Malcom X.

6 – La robe Jahïka

7 – Le top Nehanda

SS18 Héroïnes d’Afrique // Un top aux épaules dénudées et à manches ballons avec ce tissu du créateur Woodin, pour souligner élégamment votre port de tête.

8 – La robe Bia

SS17 N’zewba // Evasée et légèrement plus courte, elle vous offre de la tenue et des couleurs vives pour encore plus d’allure.

9 – La robe Aby

SS17 N’zewba // Aby, la robe manches longues, sobre, qui fait penser à l’eau de la rivière qui coule paisiblement sur le fleuve Comoé.

10 – La robe Atona

Atona vous enivre d’un bleu roi et vif, elle souligne la silhouette et peu être portée en toute occasion, tout dépend des chaussures que vous aurez choisies ce jour là!

LE WAX EST UN ART

Minikan

Un tissu : deux modèles de robes africaines et modernes

Samedi dernier, je me promène dans la rue de Deaudeville. Tout d’abord, j’ai dans l’idée de réaliser de nouvelles créations pour la boutique Minikan. Ensuite, c’est une rue bien connue du quartier de la Goutte d’Or. Et c’est donc bien ici que je retrouve un peu de ma terre natale, la Côte d’Ivoire avec des tissus hypnotiques, de toute beauté. Je pousse la porte d’une boutique de pagnes, et après quelques recherches ; un tissu wax m’a tapé dans l’oeil, celui à motifs disque bleu et orange. Je me décide à l’acheter parce que je suis heureuse de me lancer dans nouvelle aventure créative! J’imagine en 3D les robes que je vais coudre et ressent une grande excitation à l’idée de réaliser des visuels avec ce tissu. Mon esprit est en ébullition car ce n’est plus juste une idée, mais c’est un projet qui prend vie.

Le premier modèle : la robe Efia, style Cache-Coeur

La petite nouvelle ; la robe Efia, que j’ai imaginée avec des bordures et une ceinture noire, pour structurer la coupe. C’est une robe ample et structurée, que je réalise uniquement sur commande, pour enchanter vos sorties.
Elle vous permet de marier votre garde-robe à une large palette de couleurs et d’accessoires. Un modèle vitaminé et des motifs traditionnels, c’est la promesse tenue par la boutique en ligne Minikan.

Le deuxième modèle : la robe Jahïka, style Vintage

C’est un des best-sellers du shop, avec son style des années folles et un gros noeud accroché dans le dos. Cela lui donne une élégance et une certaine originalité. C’est pourquoi elle est, à coup sûr, le bon choix! J’avais envie de m’amuser avec ce modèle, que je trouve splendide en toute occasion, en vous proposant un nouveau choix de tissu, moderne et authentique.

Alors si c’est deux modèles vous ont plus, rendez-vous sur le shop Minikan pour découvrir plus de pièces uniques fait-main!

  • Africaines et modernes –

Le wax est un art

Minikan

Comment porter le pantalon Palazzo?

Pantalon palazzo, large ou carotte, gros plan sur la tendance de l’Hiver 2018

Le retour dans les années 70 de nos garde-robes actuelles se fait échos dans tous les défilés du monde, dans la rue, et dans les vitrines de magasins. Le pantalon large est tout simplement entrain de piquer la 1ère place du podium au pantalon slim, doucement mais sûrement…

C’est le it-pantalon de l’hiver 2018 et il se prépare à envahir notre dressing pendant tout l’été. On le privilégie pour son confort, et pour son chic urbain! Alors comment le porter?

…sans penser qu’il faut être trop fine et très élancée pour qu’il vous aille.

La bonne idée, c’est de privilégier les talons pour s’allonger et se grandir. C’est pour cela qu’il convient à toutes les morphologies. Le tout étant de trouver les bonnes proportions, le pantalon large est porté très haut ; il s’agira de tricher de manière optique. Au niveau du top, il faudra donc porter quelque chose de serrer au corps ou un chemisier bien cintré.

Taille haute, pour sculpter la silhouette

Le pantalon Palazzo accompagne les mouvements avec style, il épouse les formes et la fluidité du corps. Porté avec des bottines, le pantalon large rajoute à votre grandeur même quand vous êtes petite, en trichant avec sa longueur.

pantalon large imprimés africains

La couleur de ce pagne wax donne du peps à votre look. Privilégiez du bleu navy, du noir, du blanc, ou du camel en haut, pour contraster avec la vitalité des couleurs acidulés du pantalon Tsippora.

Un pantalon confortable avant tout

Ce n’est pas le truc le plus difficile à porter comme on pourrait le penser, au contraire, il camoufle toutes les petites imperfections, les kilos en trop que l’on a toujours l’impression de voir. Jouer avec les imprimés quand on est fine, rester sur quelque chose de simple quand on est grande. C’est le petit truc qui fera la différence. Et si on est plutôt du genre pragmatique, on peut très bien jouer sur l’effet « prints on prints » (imprimés sur imprimés) qui se voit beaucoup en ce moment.

Une soirée de prévue ce week-end?! Le pantalon palazzo vous accompagne volontiers avec un top aux rappels de dentelles ou un body avec un petit noeud à la poitrine, pour enchanter de votre présence vos convives, avec classe et simplicité.


Le comble du chic

Un grand avantage du pantalon palazzo réside dans le fait qu’il dessine votre taille et élance votre silhouette comme aucun autre. Avec une chemise blanche, noire ou même rouge , pour un total look femme fatale, ou encore un pull cintré rentré dans la taille, orné de petites perles, pour affirmer le côté chic. Vous vous sentirez détendue, tout en étant très habillée au bureau.

Si l’envie vous vient de mixer les styles, vous pouvez porter le pantalon Tsippora avec une veste en jean, ou un perfecto en cuir. Idéal pour marquer le coup.

Si vous aimez la tendance pull oversize, le pantalon Tsippora se marie harmonieusement avec un pull à grosse maille et des baskets blanches. A vous le perfect look casual de la femme qui est stylée sans se prendre la tête!

On peut également trouver ce pantalon sous d’autres formes ; le pantalon jupe-culotte version courte, ou au format 7/8, un peu plus long, qui laisse apparaître les chevilles dans les deux cas. On peut les trouver avec une matière souple comme une matière en jean. Selon les occasions, vous serait ravissante et pourrez élégamment afficher votre côté rétro une fois le bon modèle enfilé. Ne mettez pas de côté les accessoires, qui vont vous donner d’avantage d’allure.

Osez le pantalon large en wax aux motifs poids lourds. En le portant taille haute, vous évitez l’effet patte-d’eph-taille-basse qui tasse la silhouette.

Un incontournable de votre dressing 2019

Si vous combinez le rouge pétant, les imprimés africains et un haut sobre couleur unie avec du blanc, du gris ou du camel et une matière souple, vous êtes sûre de faire le bon choix :

pantalon palazzo carotte braies hair coiffure africaine

Bien sûr, le pantalon avec sa coupe évasée et ses airs négligés reste hyper sophistiquée. Ça peut valoir la peine de le porter pour vos grandes occasions, et marquer votre individualité.

Vous savez maintenant tout du pantalon large palazzo Tsippora, ce modèle existe également en couleur bleue. Pour en savoir plus, ça se passe juste en bas :

Le wax est un art

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C’est juste ici 👆🏽 !

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Du tissu Kenté pour la veste Majaji

  1. Au sujet du travail

« Le travail, c’est l’amour rendu visible. Et si vous ne pouvez pas travailler avec amour et que vous le faites avec dégoût, mieux vaut quitter votre travail, vous asseoir à la porte d’un temple et recevoir l’aumône de ceux qui travaillent dans la joie. Car si vous faites cuire du pain avec indifférence, vous faites cuire un pain amer qui ne nourrit qu’à moitié la faim d’un homme. Et si vous écrasez les raisins à contrecœur, votre rancune distille un poison dans le vin. »

« Ils me prennent pour un fou parce que je ne vendrai pas mes jours pour de l’or ; je les considère fous parce qu’ils pensent que mes jours ont un prix. »

2. Au sujet de l’amour et de l’amitié

« Vous pouvez oublier ceux avec qui vous avez ri, mais vous n’oublierez jamais ceux avec qui vous avez pleuré. »

« Les cœurs unis dans la douleur et la tristesse ne seront pas séparés par la joie et le bonheur. Les relations qui se sont tissées dans la tristesse sont plus fortes que les liens de la joie et du plaisir. L’amour lavé par les larmes restera éternellement pur et fidèle. »

3. Concernant les obstacles de la vie

« De la souffrance émergent les âmes les plus fortes ; nous portons tous des cicatrices. »

4. La bonté n’est pas un signe de faiblesse

« La tendresse et la bonté ne sont pas des signes de faiblesse et de désespoir, mais les manifestations de la force et de la résolution. »

5. Au sujet de l’amour qui unit deux personnes

« Qu’il y ait des espaces dans votre union, et que les vents des cieux dansent entre vous. Aimez-vous mais ne faites pas de l’amour un lien : qu’il soit plutôt une mer mouvante entre les rivages de vos âmes. Remplissez la tasse de chacun mais ne buvez pas dans la même. Donnez votre pain à l’autre, mais ne mangez du même pain. Chantez et dansez ensemble et soyez joyeux, mais que chacun puisse être seul. Soyez comme les cordes d’un luth, elles sont séparées et pourtant elles vibrent de la même musique. Donnez vos cœurs l’un à l’autre, mais pas pour le garder. Seule la main de la Vie peut contenir vos cœurs. Tenez-vous ensemble, mais pas trop rapprochés : les piliers du temple se dressent à distance, et le chêne et le cyprès ne poussent pas dans l’ombre de l’autre. »

👉🏼Boutique Minikan❤️

« Tu préfères la France ou la Côte d’Ivoire? »

C’est une question que je me suis vue posée le plus souvent entre l’âge de 5 et 10 ans. Je me rappelle encore de ce sentiment d’incompréhension qui m’encombrait l’esprit, ce questionnement face aux grands yeux ronds pressants d’une petite fille qui me formulait, ce que j’ai ressenti comme une injection, de me positionner quant à mon identité. Armée d’un grand sourire, je lui ai répondu : « C’est comme si tu me demandais de choisir entre mon père et ma mère… c’est impossible, je les aimes d’un amour profond et égal tous les deux. » Non sans cacher une grande fierté, je l’avoue.

Tu es noir ici, mais pas assez, tu es blanche là-bas, mais pas vraiment…  Jusqu’à ma vingtaine, je ne m’étais pas rendue compte que cette dichotomie entre mes deux origines me poserait parfois de graves problèmes identitaires. Et l’impression de ne pas maîtriser totalement mon environnement. Pour ce qui est de la culture ivoirienne, par exemple, dans le pays même où j’ai grandis, il m’arrivait de ne pas bien maîtriser certaines danses, hors à Abidjan, la danse fait partie de notre patrimoine, si tu ne sais pas danser le logobi, séka séka, prudencia, mapouka ou tout autres danses, tant on en a. Si tu ne sais pas jongler d’une danse à une autre comme un pro, tu es « ennui », très « ennui », c’est-à-dire que tu peux ne pas être considéré comme un vrai ivoirien même. C’est ce que j’ai parfois pu ressentir à travers l’exercice de la danse, que j’adore.

Enfin, quand je suis arrivée en France, même après être venue à peu près toutes les grandes vacances, jusqu’à mes 18 ans. Et ayant grandi avec les CD de Balavoine, Georges Brassens, Maxime Le Forestier, etc, en me rendant à l’école tous les matins, accompagnée de mon papa au Lycée Français d’Abidjan. Une fois devenue fraîchement parisienne au quotidien, je ne maîtrisais pas du tout l’univers de pensées, les références, et donc le langage, pour communiquer avec les autres, ça été très compliqué pendant 2 ans. Cela m’a totalement isolée du reste du monde. Ajouté au fait qu’il fallait se débrouiller seule, sans parents, pour toutes les tâches du quotidien, sans aides, ce fut un chamboulement assez marquant.

C’était comme opposer individualisme, et société communautaire, plus convivial, opposer le tutoiement au vouvoiement. Les règles, comme arriver à l’heure ; jusqu’à il y a 3 ans, je ne comprenais pourquoi arriver 10 ou 15 minutes en retard me valait tant de jugements et d’ignorance par la suite dans mes relations. J’ai vite compris ne vous inquiétez pas. ahah Hors, arriver en retard en Côte d’Ivoire est presqu’une coutume.

A Abidjan, quand tu t’exprimes bien, on dit que tu « chôcô » en gros que tu te la pètes, que tu joues la Madame je-sais-tout. Et quand tu parles avec un petit accent ivoirien à Paris, on s’étonne, ou on dit que tu te forces, parce qu’il revient parfois sans le vouloir, ou on te demande de le re-faire « juste pour voir ». Je me suis déjà entendue dire que je « caricatures », hors c’est mon véritable accent ivoirien, qui ressort parfois. Dans tous les cas, une belle élocution et une expression orale impeccable est de rigueur à Paris, ce qui est le cas aussi à Abidjan, mais uniquement à l’école, c’est très stricte, dans la vie de tous les jours, parler trop correctement « c’est se prendre un peu trop au sérieux ».

Bref, un nombre incalculable de petites anecdotes, parfois troublantes, qui ont tout de même façonnées ma personnalité. Et me donne assez de recul sur mon environnement, ainsi qu’une plus grande compréhension du monde, soutenue par une forte tolérance. J’estime que toutes les opinions se valent, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, car elles sont le résultat d’une éducation, d’un environnement familial et culturel, et que cette diversité garantit l’universalité de la pensée, et de l’humanité.

Le wax c’est de l’art

Minikan

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Le wax : cet art ancestrale dessiné par l’ethnie qui l’adopte


« Véritable arme de revendication de la culture africaine ou simple tendance business? »  

Las de voir le débat s’agiter sur la toile, il y a une goûte d’eau qui a fait déborder le vase. Un beau matin, je me réveille, prête à scroller les stories des gens que j’aime suivre et que je SUIS de mon plein gré sur Instagram. Je tombe sur un commentaire, avec comme une impression de déjà vu :  « J’ai rien contre le wax einh, mais vraiment c’est chiant les gens qui pensent qu’ils sont plus africains que les autres parce qu’ils portent ce tissu pourtant PAS africain (voir les origines du wax) ».

Sans nous en dire plus, cet internaute affirmait en avoir marre que les gens se sentent plus africains que sa propre personne. Cet argument semble déjà bien mince.

Comment peut-on affirmer que quelqu’un se sent plus appartenir à une culture, simplement à sa façon de s’habiller? Si je suis cette logique, j’arrive à cette conclusion : je mets des Gucci, donc je suis plus italienne qu’un italien. Je mets des Nike, je suis plus américaine qu’un américain. 

Pour la partie historique et véridique, on retrace l’implantation du batik par les colons Hollandais en Afrique de l’Ouest, pendant la colonisation. On retrouve donc bien une partie des origines du batik en Indonésie. Ce type de batik a été implanté en Afrique dans les années 1700, suite à la guerre des hollandais menée contre les javanais. A leur retour sur les terres du Ghana colonisé, ils ramenèrent avec eux des trésors dans leur malle, les fameux tissus batik. Ceux-ci, teint avec la technique d’impression de textile à l’aide de la cire chaude, n’a donc pas été approprié ni par les maliens, ni par les ghanéens. Mais transférer d’un pays à un autre, par les collons blancs, hollandais, qui y voyaient encore une fois une opportunité économique. Et ils ont tapés dans le mil. Comme en Indonésie, où à cette époque, le batik a connue sa plus grande période de croissance, l’Afrique de l’Ouest a participé à l’essor du développement de cet imprimé dans la région, sous sa forme actuelle. 

« Le batik, les archéologues ont découvert les origines de cet art traditionnel en Egypte, au Moyen-Orient, en Amérique du Sud, et chez d’autres civilisations. » 

A lire : Le batik, Petite histoire d’un tissu toujours unique https://www.clubtissus.com/blog/le-batik-petite-histoire-dun-tissu-toujours-unique/

Batik, est le mot qui contracte amba (écrire) et titik (point, goutte). Cette technique consiste à masquer les parties du dessin qu’on ne veut pas colorier avant d’immerger le tissu dans la teinture. Le masquage se fait avec des substances imperméables comme la résine, l’amidon et surtout la cire.

Cette façon de teindre est très ancienne, chaque pays a développé au fil des siècles ses propres techniques, la seule limite étant l’imagination, chaque région du globe a développé son propre style, avec ses matériaux. Cela permet à chacun de développer des tissus aussi beaux que variés. Les principales matières utilisées étant le coton et la soie.

Les chercheurs ont retrouvés des momies égyptiennes, avant la naissance de Jésus Christ, qui utilisaient cette technique de teinture à base de plantes et d’encres naturelles.  

Cette technique de teinture a aussi été retrouvée en Chine sous la dynastie T’ang, en Inde et au Japon pendant la période Nara. En Afrique aussi on faisait des batik : surtout au Nigéria, chez les Yoruba, et au Sénégal, chez les Soninkés et les Wolofs.

Après cette petite contextualisation de rigueur, je ne vais pas refaire l’attirail des significations du wax correspondant au langage symbolique de l’Afrique telle que « l’oeil de ma rivale » ou « si tu sors je sors », tissus que j’adore travailler puisqu’ils ont accompagnés toute mon enfance et font partie de mes références.

Je tiens à rajouter que ce tissu est tout simplement BEAU. Rien que pour ça, peu importe la culture, on aime le porter. Il a toujours été utilisé dans les grandes familles que ce soit en Afrique ou en Asie, posséder ce tissu est plus que posséder de l’or. Dans le passé, il a permis de revendiquer un statut social. Encore aujourd’hui, même s’il s’est considérablement démocratisée, notamment par la faute des contre-façons, mais c’est un autre débat.

Et pour ceux qui aiment les pièces de qualité, réalisées à la main, pour ces personnes qui fonctionnent au coup de coeur, et pour les fervents défenseurs de la cause Panafricaine, ce sont des pièces uniques, incroyables et fièrement arborées. Réalisées avec l’imagination d’un créateur, et avec un tissu toujours unique. Rares sont les créateurs à pouvoir réaliser des pièces à coup de grosses productions telles que Nanawax, Les Dpipertwins, Ofuure, Midget Giraffe, que sont ces quelques leaders du marché.

Le wax et la création africaine

En ce qui me concerne, si ça vous intéresse vous pouvez toujours lire l’article que les blogueuses de Golden Connexion ont écrit au sujet de ma ligne de vêtements et dans lequel j’explique bien pourquoi j’ai choisi le wax pour mes créations ici.

J’ai aussi réalisée une interview avec le blog A Lady Project juste ici.

Pour en revenir à cet internaute fâchée que les autres se pensent plus africains que lui/elle, je n’ai alors pu m’empêcher de lui répondre en message privé et il/elle se questionnait sur ce fait : « On parle beaucoup d’appropriation culturelle, Bo derek et ses tresses africaines, Stella Mc Cartney avec ses hors de prix en wax et plus récemment Hermes avec ses carrés aux motifs Grasfields du Cameroun, mais l’Afrique ne s’est-telle pas à son tour appropriée le wax indonésien? »

Je l’ai dit et je le répète, bien que les chercheurs ne s’accordent pas définitivement sur l’origine du wax, cette technique d’impression sur textile n’est pas purement indonésienne. C’est une technique ancestrale qui s’est modifiée au fil des siècles et des inventions, et se retrouve dans de nombreuses régions du globe. A chaque communauté correspond un style de motifs/d’imprimés qui s’appuie sur une histoire collective et un univers de pensées unique. 

Le wax désigne la technique d’impression utilisée pour travailler le textile

On parle donc d’une technique de travail. C’est comme si on disait que le reste du monde s’était approprié les méthodes de travail de Ford ou l’invention du feu. Ce sont des inventions qui ont révolutionnées la vie de tous les êtres humains et représente un progrès nécessaire à l’intérêt général ainsi qu’à l’enrichissement d’une culture, c’est un support.

Cette question d’appropriation culturelle est à mon sens assez restreinte… Le wax africain n’est donc pas le batik indonésien. Et le batik indonésien n’est pas le wax africain. Point. Ces cultures (et ce ne sont pas les seuls) utilisent la même technique de teinture qui est ancestrale mais n’impriment pas les mêmes motifs, qui ne correspondent en aucun cas aux mêmes symboliques, et n’utilisent pas les mêmes matériaux, ce qui leur confère une origine soit africaine, soit indonésienne, soit égyptienne pour le cas des momies teintes avant la naissance même de Jésus Christ. 



Le wax est une véritable arme de revendication de la culture africaine

D’après maman, c’est l’or blanc. Il fut un temps où elle en a vendue dans sa petite boutique de pagnes, parvenue à mettre assez d’argent de côté, elle était fière de pouvoir sélectionner ses pagnes hollandais de haute qualité. Elle portait merveilleusement ce pagne. Je l’ai toujours admirée pour ça, elle savait comment le faire coudre, quel modèle allait plaire, a elle-même observée ma grand-mère choisir ses modèles et son imprimé qui convenait parfaitement pour une veillée ou un mariage ; rien à voir dans ces deux circonstances différentes. C’est tout un système de pensées et de valeurs que remettent en cause les personnes qui, sortis de nulle part, s’octroient le droit de dire que le wax n’est pas africain. Il l’est.

POUR CE QUI EST DU BUSINESS INTERNATIONAL DES GRANDES MARQUES, TEL QUE STELLA MCCARTNEY QUI EST AMÉRICAINE. ELLES ONT UN BUDGET COLOSSAL ET OCCUPENT UNE PLACE PRÉPONDÉRANTE DANS LE DOMAINE PUBLIC, ELLES CONAISSENT LE BÉNÉFICE QU’ELLE PEUVENT EN TIRER. ET SURFENT TRANQUILLEMENT SUR LA VIBE. C’EST PEUT-ÊTRE À CE NIVEAU LÀ QU’ON PEUT PARLER D’APPROPRIATION CULTURELLE, CAR IL Y A UN VRAI ENJEU ÉCONOMIQUE DÉRRIÈRE. MAIS SI ON ME DIT QU’ON A TROUVÉ LES MÊMES TECHNIQUES ANCESTRALES CHEZ LES BRETONS, QUI ÉTAIT LA POPULATION INDIGÈNE DE LA GRANDE BRETAGNE, ALORS JE COMPRENDRAI MIEUX LEUR DEMARCHE.

Mais quand un africain, né en Afrique ou de parents africain, décide de créer ses pièces pour rendre hommage à son continent qui n’est pas assez valoriser à ses yeux. C’est une revendication politique. Non seulement cela lui permettra de vivre pour une cause noble, qu’il a choisit, mais aussi pour faire revenir l’argent vers son peuple, pour travailler avec son peuple, pour pouvoir rentrer au pays, ouvrir une boutique de pagnes dans son pays, ou faire travailler des couturiers dans son pays, que sais-je, arretons de penser ou de parler à la place des gens, en l’occurence des créateurs. 

Les créateurs de vêtements sont des personnes qui aiment travailler de leur mains, qui aiment s’exprimer à travers leur créations, qui est un langage propre, et leur principal moyen d’expression, donc comment peut-t-on parler à la place de quelqu’un qui a choisit de travailler de ses mains? Elles sont toutes uniques, vous ne verrez pas une pièce ressembler à une autre. Ce sont toutes des histoires de famille, de pays, qui se cachent derrière ces créateurs. Arretons. Soutenons nous africains. Ne nous tuons pas nous même.

L’artcile de Moulaye co-fondateur d’Afrirkea est remarquable à ce sujet. « Pourquoi le wax est BIEN un tissu africain? » et vous pouvez le lire juste ici


Remercions toute cette jeunesse, nouvelle, qui, souvent, est née et a grandit en Afrique, ou de parents nés et ayant grandit, et qui participent à l’effervescence et à la tendance. La Tendance c’est justement cette jeunesse qui l’a créé, millenials, issus de la diaspora, qui a un outil révolutionnaire à sa disposition, jamais connue avant ce siècle : la technologie. Les outils digitaux nous sont offerts pour exprimer notre voie et notre vision et les réseaux sociaux nous permettent de communiquer au de-làs des frontières… C’est normal que nous voulions arborer ce que nous connaissons, ce qui nous définit et avons de plus chère, notre art, notre culture, que ce soit par la musique (mapouka, afrotrap, afrobeat, et j’en passe et des meilleurs) le cinéma (Netflix, AfroStream), la mode… 

Célébrons la chance que nos parents n’ont pas eu de pouvoir s’exprimer et donner de la lumière à notre continent et à ses attributs. Avançons ensemble. Soyons heureux des particularités et des nuances que chacun peut y apporter.


Le wax est un art

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L’art d’être un « bisounours enragé » en 6 points

PARIS THE MOST BEAUTIFUL CITY IN THE WORLD

L’hypersensibilité

Aujourd’hui j’ai envie de vous parler de la façon dont fonctionne le cerveau de 20% de la population, dont je fais partie. L’hypersensibilité traduit en effet une sensibilité accrue au niveau physique et émotionnelle. Avec un mentale plus actif, nos sens physiques perçoivent les choses plus intensément que les personnes qui ne sont pas hypersensibles. Au niveau des émotions, c’est très intense ce que l’on vit. Autour de cette sensibilité accrue, on va développer une personnalité, un fonctionnement mental, physique et émotionnelle différent de celui de la plupart des gens. Ce n’est pas une maladie, c’est juste une différence. Et lorsqu’on arrive à la comprendre et l’apprivoiser, on sait où l’on va, on peut identifier des priorités, et supprimer tout ce qui n’a pas d’importance.

Cela s’appelle un fonctionnement hypersensible ou hyper-emphatique

Et cela se traduit, au niveau des sens, par le fait qu’on puisse être sensible au bruits continus, qui sont trop forts, et peuvent nous paraître violents. Ou à des ultrasons, et des bruits stridents qui ne semblent pas forcément déranger les autres personnes.

Au niveau visuelle, nous sommes souvent déranger par des lumières éblouissantes qui n’éblouissent pas tout le monde. On va la trouver envahissante, gênante, par rapport à la plupart de notre entourage, que ça ne va pas déranger plus que ça. Ou encore on peut avoir une sensibilité accrue à certaines matières dans les vêtements. Ou être complètement réfractaires à ce que l’on nous touche à certaines parties du corps (dos, épaule, avant bras).

L’hyper-émotivité

Chez un hypersensible, les émotions sont vécues beaucoup plus intésemment que chez d’autres. On éclate facilement de joie, on se réjoui vraiment pour des toutes petites choses du quotidien. Mais la tristesse peut aussi être écrasante, ou encore la peur, et l’angoisse peuvent être envahissantes et faire souffrir. Et ça, ça nous pousse à travailler sur nous, à dépasser nos émotions et à grandir spirituellement.  Ca peut être une bonne chose… pour développer des mécanismes, et pour supporter ces souffrances, nous élevons spirituellement et avons donc une plus grande capacité à relativiser et à être indulgent. 

L’hyper-empathie émotionnelle 

C’est quand vous pouvez ressentir l’état émotionnel de votre interlocuteur. Quand vous pouvez vous mettre à sa place. C’est lorsqu’une personne vous parle, et que vous pouvez détecter instanément l’émotion qui est en elle (et cela, sans avoir à observer les différents signes physiques qui traduisent son émotion) : vous pouvez savoir si elle est triste même si elle ne pleure pas, même s’il ne dit pas « je suis triste », que quelqu’un a peur même s’il ne crie pas de peur. Cette hyperempathie vous permet aussi de ressentir : quand quelqu’un vous dit quelque chose qui n’est pas du tout en cohérence avec ses intentions, en gros quand il ment. Que ce soit un mensonge conscient ou insconscient. 

Un besoin de comprendre les choses

Ce qui engrange une hyperactivité mentale. Il faut savoir canaliser ses pensées : car si vous avez tendance à vous répétez, que vous n’êtes pas à la hauteur, que vous ne servez à rien, cela peut être très lourd car vous n’arriverez pas à arrêter ces pensées. Au contraire si vous travaillez à transformer ces pensées en idées motivantes, en idées de création créatives, cela est un réel don qui va vous permettre d’arriver à un seuil critique d’apprentissage absolument incroyable pour pouvoir avancer dans la vie sereinement et développer vos passions. Un hypersensible a besoin de sens dans tout ce qu’il fait car il a besoin de comprendre.

Des relations vraies

Les hypersensibles ont besoin de tisser des relations avec des personnes avec qui elles peuvent discuter de choses importantes, avec qui elles peuvent de poser des questions existentielles et essayer de les résoudre. Dans tous les cas des relations basées sur l’authenticité. Un hypersensible a besoin de relations vraies et profondes avec des gens avec qui il peut aborder des sujets intéressants et variées qui touche à tous les domaines.

Quête de sens dans ses activités quotidiennes

Il n’est pas simple de vivre avec cette particularité. Néanmoins, une fois qu’on parvient à identifier ce qu’il est et ce qu’il peut nous apporter, arrive le moment lors duquel on apprend à gérer de nombreux détails. On voit des choses que les autres ne voient pas, et cela devient assez excitants, on comprend pourquoi on a tant besoin de faire les choses avec intensité, d’aller au fond des choses, de défendre ce que l’on pense juste, d’aller au bout de notre choix de vie peu importe ce que l’on peut dire à côté, car cela a du sens pour nous. Sans sens, nous ne pourrons pas avancer. 

L’hyper-empathie

L’hyper-empathie c’est le fait de savoir se mettre à la place d’autrui, et cela engendre le respect et une bienveillance à autrui, en partant du principe  que tout le monde fait face à des problèmes, doit gérer des responsabilités, du stress au quotidien. Quand tu comprend autrui, tu peux éviter de lui faire des choses que tu n’aimerais pas qu’il te face, tout simplement. Cela permet de savoir rester à sa place, et camper sur ses positions quand on estime qu’elles sont justes. Tout en le faisant de manière démocratique et et justifiée, ou l’art d’être un bisounours enragé. 

Tout ça pour dire que si vous vous êtes reconnus, et que vous ne vous sentez « pas comme tout le monde », « différent », avec un grand besoin de solitude, vous n’avez pas les même réactions, vous n’êtes pas obligé de vous faire violence pour devenir comme les autres, et devenir une personne différente. Le plus important c’est de s’accepter telle que vous êtes et d’être heureux. 

A bientôt chez Minikan.

PS : la chemise Mantatisi est bientôt disponible sur la boutique Afrikrea et sur minikan.co

5 astuces du développement personel

Se connecter à l’instant ou la pratique de la pleine conscience

 

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C’est une des choses les plus difficiles à faire, au monde. Pour se connecter à l’instant présent, il faut apprendre à être attentif à la fraction de seconde où notre cerveau passe du mode « ego-conscient » au mode « mental-conscient ». Pour faire taire notre ego, qui se charge de nous faire croire que nous sommes le centre du monde. C’est un exercice mental complexe, qui peut se maîtriser à force de répétitions, comme un sport de haut niveau. C’est ce qu’on apprend dans le livre « On es foutu, on pense trop! Comment se libérer de Pensouillard le Hamster » du psychiatre Serge Maquis.

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C’est un tout petit hamster qui est dans notre tête, et qui tourne, tourne, tourne. Il tourne en rond, sans cesse. Ce petit hamster est le reflet de notre cerveau, ou plus précisément de notre EGO. A cause de lui, notre cerveau se laisse envahir par des pensées peu structurées, influencées par notre environnement direct (embouteillages, manque de temps, imprévus, boulot, remarques désobligeantes etc). Une prise de recul par rapport à ce qui se passe autour de nous permet de se connecter à la tâche que l’on effectue dans le présent afin d’être plus productif. A tête reposée, on peut s’adonner entièrement à ce que l’on fait. Et se libérer de pensées parasites, qui nous empêchent d’avancer, ce qu’une de mes youtubeuses préférées « The French Way » appelle affectueusement du « Bull Shit ». On est plus performant lorsqu’on se libère de tout ce qui nous tire vers le bas (et qui est forcément inutile).

 

 

 

Comprendre ses motivations pour mieux s’orienter

 

IMG_0492Le plus important est de prendre le temps de la réflexion afin d’identifier les activités qui nous plaisent, la passion qui nous procure la sensation de ne pas avoir à fournir un réel effort même en travaillant, tant elle nous donne le sentiment d’accomplissement de soi. Je ne le répèterai jamais assez.

L’heure de mon 21ème anniversaire sonné, j’en suis venu à énumérer la liste de mes passions : dessin, mode, vêtements, arts visuels. Je venais d’avoir ma licence en Sciences de l’Information et me projetais vers une carrière de journaliste.  J’ai été déçue de voir que les portes étaient fermées pour les jeunes arrivants dans ce milieu assez fermé. Je voulais parler de mon pays natal, la Côte d’Ivoire ; de la guerre qui l’avait chamboulée au début de l’année 2011, année d’obtention de mon Baccalauréat ES, lors de laquelle nous, élèves de Côte d’Ivoire, avons été privés de nous rendre à l’école pendant deux mois. Utopiste, je pensais qu’être journaliste me donnerait le moyen de parler des injustices qui bouleversent le monde. Trop injustement. Je m’imaginais déjà journaliste politique et engagée. Réalisant que j’allais faire face à une forte censure, au cours de ma vie, je me rendais compte que je n’étais pas assez passionnée pour supporter cette injustice de devoir écrire sur des sujets « politiquement correct » uniquement. Cela m’étais totalement rédhibitoire, et vain, j’ai abandonné l’idée.

C’est alors que je me suis rendue compte que ma passion pour les vêtements et les arts visuels pouvaient se mêler, et permettre de créer des vêtements de mes doigts, tout droit sortis de mon imagination. La mode est un formidable moyen d’expression : on peut transmettre un message, en laissant une empreinte tangible dans les esprits. Eurêka! Mon cerveau fourmilla alors, se baladant d’idées en idées, pour élaborer capable de m’amener à ce but final. C’est en allant au bout de mon questionnement,  que j’ai créé la boutique de créations Minikan, qui est un résultat tangible et physique de ce que le développement personnel a pu m’apporter. Une des étapes pour réaliser mes créations, étant d’en connaître la méthodologie, je me suis alors mise à l’art de la couture, dans lequel je me suis épanouie pendant 3 ans. Aujourd’hui, en plus de m’atteler à maîtriser d’avantage cet art, je voudrais maîtriser certains logiciels informatiques de création graphique afin de transcrire les dessins que je pose sur papier vers l’ordinateur.

Nous devons absolument passer en revue les qualités et défauts inhérents à notre personnalité, pour identifier les capacités qui nous sont propres. A force de travail quotidien, il est possible de développer un, deux ou plusieurs talents. Retenons que chaque individu possède des capacités qui lui sont propres et innés ou qu’il peut acquérir plus facilement que d’autres. Se concentrer sur celles-ci permet de trouver sa voie. Une règle d’or : ne pas se préoccuper du regard des autres, mais avant tout se préoccuper de son propre bonheur. Pour être heureux, il suffit d’être en accord avec ses convictions, cela procure une paix intérieure qui vaut tous les regards du monde. Et s’il le faut, ne surtout pas avoir peur de changer de voie. Ce qui peut paraître un échec de premier abord, est en réalité une victoire qui se cache pas très loin.

 

Pratiquer la pensée positive « Les sages gardent le calme dans le cœur quand, en surface, c’est la tempête. »

 

IMG_0541 3C’est en ce sens que la philosophie bouddhiste parle du « sourire intérieur » assimilé à la paix intérieure. Dans toutes les situations de conflit où l’on sent la colère, un sentiment négatif et néfaste survenir, lorsqu’on est en face d’un interlocuteur, ou une situation difficle, il faut privilégier le « je »  au lieu du « tu », en partant de son point de vue pour faire comprendre à l’autre qu’on est blessé, qu’on a peur, ou qu’on est pas satisfait d’une situation. C’est en effet la douleur, la peur et la frustration qui engrange la colère.  Au lieu d’utiliser le « tu » qui est synonyme de reproche. « Je me suis sentie malmenée par ton manque de considération » passe mieux qu’un  « Tu n’es pas agréable », « Tu es méchant » ou « Tu n’es pas compréhensif », que sont ces affirmations générales, pas forcément véridiques… Le fait de prononcer ces mots peut conduire à des malentendus qu’on a même pas souhaité. Il faut savoir réagir à une situation de façon calme en se demandant justement avant qu’il soit trop tard : « Quelle est la meilleure façon de réagir face à ça? » Sachant que l’on est à 90% responsable des situations qui nous arrivent.

 

 

Adopter un œil positif sur l’extérieur

 

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Lorsqu’on regarde autour de soi, on peut avoir tendance à porter l’attention sur tout ce qui ne nous convient pas. La dernière paire de basket à la mode qu’on a pas, ou les parents qui ne comprennent pas notre choix de vie, ou la pluie qui nous retardent le matin en allant au travail. En fait, toutes ces choses si l’on fait simplement l’effort de changer notre regard dessus ne sont pas graves. On peut les voir avec un oeil tendre et indulgent, ce sont des faits qui font partis de la vie, et c’est parce qu’elles sont présentes que nous pouvons apprécier les bons moments. Sachant que comme une amie à moi le répète si souvent « ne nous sommes que de passage sur cette terre ». Si on tente plutôt d’énumérer les belles choses que l’on a et pour lesquelles on est reconnaissants, cela donne un état d’esprit positif général. Et une meilleure santé. Capables de réaliser les objectifs que l’on se fixe, car une fois que notre cerveau libère suffisamment d’hormones du bonheur (sérotonine, endorphine, dopamine, ocytocine, noradrénaline…) on se sent capables de tout.

 

 

Faire un tableau de ce qu’on aimerait être (les gens qui nous inspirent, le métier dont on rêve, etc).

 

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Perso, j’ai souvent les attitudes de Rihanna dans la tête quand je suis en panne d’assurance et d’estime de soi. C’est le prototype de la femme qui n’a peur de rien, ni de personne depuis que j’ai vu son premier clip à la télé « Pon The Replay » au collège, elle, n’avait que 17 ans. Et en 10 ans, elle n’a pas arrêté d’inonder les ondes (mouhaha) de ses chansons, de ses clips et de ses chorégraphies où elle danse incroyablement, avec un style bien à elle, et se met à nue (c’est le cas de le dire) devant des milliers de personnes. Elle est originale et unique. La styliste Loza Maléombho représente le prototype du « style unique » et exemplaire, à travers ses créations elle met en avant l’histoire de la Reine Abla Pokou et celle d’une part de l’Afrique. Pour vous donner de l’inspiration, et adopter le leitmotiv « fake it until you make it », « fais sembler jusqu’à ça soit évident ». Avec les photos des personnalités, des styles, des endroits qui vous font rêver, accrochés à votre bureau ou en face de votre lit, que vous pouvez visualiser dès que vous vous réveillez, et le soir avant de vous coucher, comment pourriez-vous oublier vos objectifs ?

 

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La route est longue mais comme le dit si bien notre ami Albert Einstein « La vie c’est comme une bicyclette, il faut continuer à avancer si on ne veut pas perdre l’équilibre »

 

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With love ❤ A très vite sur Minikan !

Le « développement personnel », Késako?

 

Le mois de novembre n’est-il pas le plus doux pour se remettre à fond dans les projets les plus lumineux, qui nous allument le coeur?

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Je n’aimais pas du tout l’automne quand je suis arrivée en France, juste après l’obtention de mon Bac ES. Mais plus je vieillis, (oui oui je vieillis! d’autant plus que c’est le mois de mon anniversaire) plus les avantages de cette saison qui pousse à la réflexion et à la restructuration de l’esprit apparaissent évidents.

Notamment pour les adeptes, comme moi, du développement personnel.

IMG_0417Un terme générique qui englobe nombres de pensées, activités, styles de vie qui maintiennent celui qui les pratiquent, épanouit, au travail, avec ses amis, sa famille, dans son corps et dans son esprit.

C’est une saison qui incite studieusement à ce concept. Aaah le concept bien gras. Cela fait des années que je m’y suis mise. Après une rupture dites « douloureuse », je me suis auto-sermonnée en me posant sérieusement cette question :

« Comment as-tu pu perdre autant de temps à t’investir pour quelqu’un qui ne faisait pas de toi une priorité dans sa vie, pendant que toi, tu en faisais une dans la tienne ? »

Je me suis alors promise de devenir la meilleure version de moi-même. Quelques jours après cette remuante remise en question, en écoutant un reportage à la télévision, j’ai vaguement entendu un sujet abordant le terme du « développement personnel », qui a tout de suite résonné en moi, sans trop savoir pourquoi. Il faisait irrémédiablement écho à la promesse que je m’étais faites quelques jours plus tôt. Malgré de nombreuses chuttes, j’ai tenu à garder ce fil conducteur dans ma vie. Un mal pour un bien donc, comme souvent. Derrière les échecs il y a toujours une leçon à tirer. Il faut garder en tête que derrière ce qui semble être une faute, un gouffre, une grossière erreur, une désillusion, quoi que cela puisse être de négatif et hooorrrible, il se cache un bien d’une valeur inestimable ; l’apprentissage, une leçon qui va nous permettre d’affronter les prochaines étapes avec un avantage : le fait de l’avoir déjà vécu. N’est ce pas la plus grande des victoires?

« L’important ce n’est pas la destination, c’est le voyage. » 

Il me semble que tout le monde passe par ce questionnement un peu par hasard, un peu par tristesse ; on commence à se développer au niveau personnel suite à une déception, suite à une frustration et lorsqu’on assez de résilience en soi pour tourner la page et évoluer. On commence à chercher son authenticité, lorsqu’on est assez grand pour ne pas se sentir obliger d’appartenir à un groupe.

C’est une affaire de personnalité en somme. Certains seront mieux armer que d’autres pour philosopher, relativiser et aller de l’avant…

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J’entend aussi, que le développement personnel n’est qu’une illusion, pour pousser les gens à acheter des formations en ligne, vendues par des coachs, marchands de sommeils. C’est vrai que parfois on peut se poser la question, il est permis de douter. Mais pour l’expérience que j’en ai faites, le développement personnel, c’est un appel du coeur, à être qui on est vraiment, à ne pas se fuir. Ni se voiler la face. Parvenir à retirer ce masque que l’on porte souvent en société. Ce concept, c’est se rapprocher au plus près de sa vérité intérieure, cela doit être naturel. Et retrouver cette fameuse paix intérieure… En effet tout se passe à l’intérieur! Il faut savoir faire preuve d’introspection.

Il y a des personnes admirables, qui ont une vraie capacité, voire un talent pour transmettre de la motivation et l’envie de se dépasser. Car le développement personnel, c’est réellement un savoir qui mérite d’être transmis. Je ferais peut-être une petite liste des personnes qui m’ont inspirées et continue de le faire dans un prochain article, si ça vous intéresse 🙂

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Les démarches centrées sur le développement personnel, pour ce que j’en ai appris, passent par le fait de cerner son identité, affirmer sa personnalité, identifier ses particularités, et ses motivations les plus viscérales, pour en faire un talent, que l’on va développer à force de travail. Car oui, je suis de ceux qui pensent que le talent, ça se travaille, et que seul le travail paie. Il faut acquérir une certaine maîtrise de soi pour parvenir à prendre le recul nécessaire sur un quotidien embrumé de fausses notes, et en faire ressortir tout son potentiel.

 

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Le livre qui m’a accompagné pendant le mois de septembre « Ta vie commence le jour où tu te rend compte que tu n’en as qu’une » dont l’auteure Raphaëlle Giordano fait une analyse légère et humoristique, à l’image d’une comédie romantique à la « Sex and The City » tout en s’étalant sur le principe de développement personnel sous le terme de Routinologie. Une bonne ambiance, dans ce livre, qui donne envie de s’y mettre dès aujourd’hui pour reprendre sa vie en mains et ses projets à bras le corps.

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De belles idées et des astuces pour voir la vie avec un oeil tout frais, mes heures de transports sont passées incroyablement vite en sa compagnie.

Vous y trouverez plein d’astuces testées et approuvées, je l’ai moi-même appréciées ces dernières années. Et plus encore. Ce livre m’a fait redécouvrir de nombreux concepts, comme les étirements faciaux du matin, dont j’avais oublié l’importance. Vous offrant liberté, descripation, et confiance en vous.

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Pull : ZaraChemise : ChallengerPantalon : Pull & BearChaussures : Reebook

With love, Minikan.

La veste Pokou

Back at it! L’année a été longue et périlleuse. Très peu de temps pour écrire, activité que j’adore tant elle est bénéfique, notamment sur ce blog, mais que je néglige un peu de par ces longues journées que l’on ne voit pas passées à Paris. Ou devrais-je dire que six derniers mois ont été stimulants? Je crois que je n’ai pas publié depuis septembre ou octobre. Chaque jour j’en apprend, chaque jour je me nourris de mon environnement tout entier pour grandir et évoluer, et je parviens avec de plus en plus d’intensité à apprécier ce cadeau qu’est la vie. Une des première chose pour laquelle je suis reconnaissante, pouvoir exercer ma passion, comme métier, à travers la mode et la création, et aujourd’hui je vous parle de la veste Pokou.

Vous pouvez enfiler n’importe quoi, la veste Pokou sublime toutes les tenues. Sans manches, elle est faite pour créer des styles différents et variés en fonction de son humeur. Pokou n’est plus à présenter, elle est la reine qui a menée son peuple à la vie sauve par son acte de sacrifice héroïque, et c’est pour rendre hommage à des femmes pleines de courage qui encense notre continent africain que j’ai créé une pièce belle, non seulement pour son tissu éclatant de gris et mêlé de tons blanc, mais aussi par sa rareté. Délicatement réalisée à la main par un des deux artisans couturiers basé à Abidjan, avec qui je travaille en étroite collaboration, c’est une pièce complètement hybride; on vous présente notre must-have de l’été! Pour participer à une meilleure représentation de la culture ivoirienne, c’est ici.  

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With love, ❤

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Bandama aux ruines de Tarracco

Ce jour-là, lors d’une de nos excursions sur la côte espagnole de Tarragone, je portais la robe Bandama dans un modèle plus coloré, avec des motifs encore plus dessinés. La veille nous étions passés par cette ville en voiture, sans nous y attarder, principalement pour découvrir la platja (plage) del Miracle, qui porte bien son nom, car elle est vraiment somptueuse et agréable. On a pieds jusqu’à 3 ou 4 mètres, on se croirait dans un bain à ciel ouvert. J’ai aperçu une imposante ruine en contrebas, un amphithéâtre en pleine ville de Tarracco, elle m’intriguait et je voulais la découvrir aussi, on s’y étaient alors rendu, une nouvelle fois, le lendemain. Rendez-vous pris, lors d’une petite balade dans les ruelles en pierres de l’ancienne ville romaine, nous avons pu les découvrir plus colorés et atypiques les unes que les autres, sur fond de mer cristalline, c’est la que nous avons décidé de faire la prise de photo de la robe Bandama. Amoureuse du style des haciendas espagnoles avec leur bananiers le cœur ouvert vers le ciel.

Les origines de la ville remonte a la vielle Tarraco Romaine, ce qui a donné un lieu archéologique de Tarraco ou encore les ruines romaines de Tarragona. La ville est d’ailleurs classée depuis l’année 2000 au patrimoine mondial de l’UNESCO.

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IMG_0161IMG_0167IMG_0172             L’amphithéâtre romain, situé en contrebas de la cité médiévale

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Pour shopper la petite Bandama, c’est juste ici

Avec passion ❤

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Une petite nouvelle sur le shop!

Coucou tous 🙂

Chez Minikan, la rentrée se fait tout en couleurs et en Kenté. Le top Mlan valorise son patrimoine en vous faisant redécouvrir ce pagne traditionnelle (toile de coton) qui est un tissu originaire du Ghana et tissé par le peuple Akan-Ashanti depuis plus de 9 siècles. Si vous avez encore la chance de profiter du soleil, ce top style bardot réalisé en Kenté est fait pour vous 😉 Il est ultra léger et laisse apercevoir de petites épaules dénudées, le comble du sexy à mon sens. Avec sa couleur vive, et une pièce unie en bas, elle sera prodigieusement être la pièce maîtresse de votre tenue.

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